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Le Port autonome de Strasbourg et ATMO Grand Est renforcent leur coopération pour mieux connaitre et améliorer la qualité de l’air

Une convention au service de la transition écologique des zones portuaires de Strasbourg, Lauterbourg et Marckolsheim

Le Port autonome de Strasbourg (PAS) et ATMO Grand Est s’engagent dans un programme commun de trois ans pour objectiver les enjeux de qualité de l’air, accompagner les projets de transition du port et mieux informer les acteurs du territoire. Conclue pour une durée de 3 ans, cette convention associe données, modélisation, campagnes de mesure, suivi des nuisances olfactives et actions de sensibilisation.

MIEUX CONNAITRE POUR MIEUX AGIR

Les zones industrialo-portuaires concentrent des activités et des flux routiers, ferroviaires et fluviaux, au contact d’espaces urbains et résidentiels. Dans ce contexte, le partenariat permettra de disposer d’une connaissance consolidée des émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre sur les trois zones industrialo-portuaires du PAS et, pour certains travaux, à l’échelle de l’Eurométropole de Strasbourg.

ATMO Grand Est fournira notamment des données annuelles d’émissions, des cartographies de concentrations et des éléments sur l’exposition de la population. L’objectif est d’éclairer les décisions et de suivre dans le temps les effets des transformations engagées.

MESURER L’IMPACT DES PROJETS PORTUAIRES

Le programme prévoit des évaluations par modélisation et des campagnes de mesure avant et après la mise en oeuvre de plusieurs projets structurants :

  • l’électrification des quais de la gare fluviale de Strasbourg, destinée à permettre l’alimentation électrique des bateaux de croisières à quai ;
  • le développement de la plateforme multimodale de Lauterbourg ;
  • les nouveaux services envisagés sur la zone industrialo-portuaire de Marckolsheim.

Selon les sites et les études, le suivi pourra porter notamment sur le dioxyde d’azote, les particules PM10 et PM2,5, le benzène, le dioxyde de soufre, certains composés organiques volatils et des métaux. Les résultats seront comparés aux valeurs réglementaires européennes et aux lignes directrices de l’Organisation mondiale de la Santé.

AGIR AUSSI SUR LES NUISANCES OLFACTIVES

La convention renforce également le suivi des odeurs sur la zone portuaire de Strasbourg. L’application Signal’air permettra de recueillir les signalements, tandis qu’un dispositif d’information sur les pics olfactifs sera coconstruit avec le PAS. Un comité de pilotage associant acteurs publics, industriels et riverains est prévu afin de partager les bilans et d’identifier des pistes d’action.

PARTAGER LES CONNAISSANCES AVEC LES ENTREPRISES ET LES RIVERAINS

Le partenariat comprend enfin des visites, des interventions dans des espaces d’échange, un webinaire et des actions de sensibilisation consacrées notamment à la qualité de l’air, aux mobilités durables et aux leviers de réduction des émissions. Cette démarche doit favoriser l’appropriation des diagnostics par les entreprises, les riverains et les partenaires du territoire.

Un programme sur trois ans. Le montant prévisionnel des actions s’élève à 204 754 euros hors options sur la période 2025-2027. Le soutien financier du Port Autonome de Strasbourg représente 176 665 euros, co-financés par l’ADEME à hauteur de 50% de la cadre du dispositif en gré à gré, et l’autofinancement d’ATMO Grand Est 28 089 euros. Des campagnes complémentaires pourront être activées en option.